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La fermeture des frontières entre le Maroc et l’Algérie symbolise la non-intégration du Maghreb et freine le développement de la région (rapport)

La fermeture des frontières entre le Maroc et l’Algérie symbolise la non-intégration du Maghreb et freine considérablement le développement humain et économique de la région, souligne OXFAM France dans un rapport intitulé "20ème anniversaire de la fermeture de la frontière entre l’Algérie et le Maroc : Des coûts significatifs pour le Maghreb". 

 

La non-intégration du Maghreb a un coût considérable estimé entre 2 et 3 pc du PIB des économies de la région, souligne le document, notant qu'une intégration effective de la région bénéficiera à l’ensemble des populations du Maghreb. Le Maghreb recèle un immense potentiel en matière d’intégration politique, de coopération économique et de développement humain, insistent les auteurs du document, soulignant qu’après avoir fait le constat de la faiblesse des échanges intermaghrébins, spécialistes et analystes s’accordent sur l’idée que le fort potentiel de développement de ces échanges est sous-exploité. 

 

Les exportations entre les pays du Maghreb ne représentaient que 3,3 pc du total des exportations de la zone en 2012, fait remarquer le rapport, notant que ce manque d’intégration est aggravé par une faible coopération avec le reste du continent africain: seul 5,2 pc des exportations de l’UMA avaient en 2012 pour destination un pays du continent africain. 

 

Le document ajoute qu’une union maghrébine effective aurait fait gagner aux cinq pays une valeur ajoutée annuelle de l’ordre de 10 milliards de dollars.

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