25.12.2009

La Vie éco : Maroc-Polisario, l’autre guerre…sur Internet

Dans sa livraison de cette semaine, l’hebdomadaire "La Vie éco" a consacré un dossier de sa rubrique politique au Sahara. Intitulé "Maroc-Polisario, l’autre guerre….sur Internet", ce dossier traite de la bataille de l’information menée via Internet par le Maroc en faveur de la défense de son intégrité territoriale avec un accent particulier mis sur l’action du Corcas.

Mais sur l’historique de la lutte, via le web, en faveur de la cause nationale, sur l’évolution de la situation ces dernières années, ainsi que sur les perspectives de cette bataille, l’article de "La Vie éco", estime que la prise de conscience est relativement récente

 "…hier encore, Internet était territoire séparatiste", rappelle l’hebdomadaire en indiquant que le Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes a été dans l’avant-garde de la prise de conscience à ce sujet et du renversement de cette situation. L’article citant le Président du Corcas, M. Khalihenna Ould Errachid rapporte: "Lorsque Internet avait été créé dans les années 90, et ce jusqu’en 2006, date à laquelle le Corcas a été mis en place, le Polisario dominait la toile, tandis que le Maroc n’y avait aucune présence, et pas seulement en relation avec l’affaire du Sahara. Le Polisario en était même arrivé à influencer l’opinion marocaine via Internet, où, avec l’aide de ses supporters, il avait créé un réseau mondial de blogs, forums et sites influencés par la vision algéro-polisarienne de l’affaire".

Constatant que le Maroc "..a su rattraper son retard sur la toile", l’article énumère les avancées que permet le Corcas avec son "bouquet Internet", et qui assure aux internautes l’accès, à "une véritable petite encyclopédie" qui diffuse de l’information sur tous les domaines qui intéressent le Sahara de l’histoire à la culture en passant par le développement économique, urbain et social, par le biais de six sites en huit langues soit 48 sites au total.

D’autre part le journal indique que parallèlement "le Conseil gère en interne la bagatelle de 20000 blogs" et prévoit de poursuivre le développement de ce chiffre à l’avenir.

L’autre aspect mis en exergue par l’hebdomadaire est la bataille menée par le Corcas sur le plan des moteurs de recherche, qui a permis de faire nettement améliorer le classement des sources marocaines d’information sur le dossier du Sahara, les terrain des réseaux sociaux, forums, chat-rooms, où les internautes ont désormais à disposition une information plus équilibré.

"Dans le cas des blogs, forums ou autres, cette stratégie a mené à des résultats significatif "constate le journal, en ajoutant que grâce à l’action mené par le Corcas, "le Maroc a gagné du terrain notamment au niveau de Global Voices Online, le site des journalistes et blogueurs des pays en voie de développement ou encore sur Wikipédia"

Autre chapitre de la bataille via le net, celle des noms de domaine, en particulier celui du .eh, attribué par l’instance internationale de régulation "ICANN" à la région du Sahara. Lequel nom de domaine, demandé par le Polisario a été finalement été gelé par l’ICANN, grâce à une opposition du Maroc dont particulièrement la lettre adressée par le Président du Corcas au Président de l’ICANN.   

Sources : le site politique du Sahara occidental : 
            www.corcas.com
 Voir aussi : Le portail du Sahara occidental :
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Le site de la culture hassanie :
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Le site des villes du Sahara occidental : 
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Le site du développement économique du Sahara occidental: 
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22.12.2009

Le Président du Corcas dialogue directement avec les citoyens sur les ondes de la radio privée "Aswat"

M. Khalihenna : l’affaire Aminatou Haider ne mérite plus de commentaire
Et l’Algérie constitue un problème pour la construction du Maghreb arabe, mais elle n’est plus une entrave à la victoire du Maroc dans l’affaire du Sahara

M. Khalihenna Ould Errachid, Président du Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes, a déclaré, à l’occasion d’un entretien sur les ondes de la radio privée "Aswat", vendredi, que l’affaire Aminatou Haider est close et ne mérite pas que l’on y accorde plus de commentaires.

Le Président du Corcas, qui était l’invité de l’émission "Yaoumiates Oulad Lablad" (chroniques des fils du pays), que l’affaire Aminetou Haider est "un cauchemar qui s’est terminé de manière honorable" pour le Maroc,et qu’il faut "tourner la page le plus rapidement possible". Il a exprimé son souhait que l’affaire Aminetu Haider soit la première et la dernière de son genre.

M. Khalihenna Ould Errachid qui s’exprimait, lors de cette émission en direct, en recevant les prises de position et les interrogations des citoyens, au sujet des réalisations du Conseil et le bilan de 2009, a présenté les succès les plus importants du Corca, en insistant sur les réalisation dans le domaine de diplomatique en faveur du changement de la position de la communauté internationale et du Conseil de Sécurité à propos du dossier du Sahara en un temps court, depuis la mise en place du Conseil, par SM le Roi, en mars 2006 et la proposition de l’autonomie. Cela a permis au Maroc d’être "dans une situation plus aisée", dont il ne bénéficiait pas par le passé et qui "lui permettra de gagner à la fin ".

M. Khalihenna Ould Errachid a affirmé à cet égard, que l’influence de l’Algérie imposait à la position du Maroc concernant sa juste cause, est en reflux. Il a déclaré à ce propos, que "l’Algérie constitue un problème pour la construction du Maghreb arabe, mais elle n’est plus une entrave à la victoire du Maroc dans l’affaire du Sahara".

Sur la nature de l’action au sein du Corcas et ses compétences, M. Khalihenna Ould Errachid a déclaré que la spécificité du Conseil créé sur Dahir royal, se situe au niveau de l’étendue de son large domaine d’action, qui comprend des secteurs et des questions multiples, mais qui concernent tous les provinces du sud. Il ajoute que la solution de l’affaire du Sahara "nécessite une grande action nationale", indiquant que la situation va dans le bon sens, actuellement.

Le Président du Corcas a évoqué aussi, la politique de communication du Conseil qui a permis, grâce à son bouquet de sites électroniques, mise à jour quotidiennement en huit langues, de rompre l’hégémonie du Polisario sur la toile d’Internet mondiale et a permis de changer l’image fausse qui existait sur le dossier du Sahara.

Sources : le site politique du Sahara occidental : 
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21.12.2009

Le Secrétaire Général du CORCAS dresse à Fès un bilan des projets socio-économiques dans le Sahara occidental

Mr Secrétaire Général.jpgLe secrétaire général du Conseil Royal Consultatif des Affaires sahariennes (CORCAS), Dr. Maouelainin Benkhalihenna Maouelainin, a dressé, vendredi soir à Fès, un bilan chiffré des projets socio-économiques ambitieux réalisés au niveau des provinces du Sud du Royaume.

Le SG du CORCAS qui s'exprimait, dans le cadre de la caravane débat portant sur le projet d'autonomie pour le Sahara Marocain, placé sous le haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, a fait savoir que les provinces du Sud ont connu un développement sans précédent dans les domaines économique, social et culturel à la faveur d'un effort soutenu déployé par les pouvoirs publics, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, afin d'améliorer les conditions de vie des populations.

Les différents projets socio-économiques accomplis dans ces provinces sous le règne de SM le Roi Mohammed VI, a-t-il noté, ont complètement transformé la région en un espace dynamique de croissance économique et de progrès social, d'expression libre et d'essor culturel dans le cadre d'une approche cohérente qui prend en compte les spécificités locales de la région, répond aux aspirations de ses habitants et assure leur participation à l’oeuvre exaltante de réhabilitation et de la mise en valeur des terres sahariennes.

Dr. Maouelainin a, dans ce cadre, rappelé que Laâyoune est devenue la première ville du Sud marocain déclarée " Ville sans bidonvilles ", précisant que les travaux de démolition des derniers vestiges des tissus d'habitat insalubres ont permis d'éradiquer 10.989 habitations insalubres et le relogement de plus de 60.000 personnes, en contrepartie d'une enveloppe de 1,7 milliard de dirhams mobilisée spécialement pour la réussite de cette opération.

Et d'ajouter que des efforts d'investissement, qui ont érigé la région en bonne position à l'échelle nationale en matière de développement, ont été confortés par les actions inscrites dans le cadre de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH), lancée en 2005 par SM le Roi Mohammed VI.

Ce grand chantier qui accorde une attention particulière à la résorption des déficits sociaux, s'est décliné au niveau des provinces du Sud par plusieurs actions génératrices de revenus et d'emplois.

Le renforcement de l'infrastructure, l'éradication de l'habitat insalubre, la consolidation des équipements collectifs et des zones industrielles, l'appui aux projets sociaux et de proximité, la promotion de l'investissement, la création dans chaque région de pépinières d'entreprises dans différents secteurs représentent autant de projets majeurs visant à créer plus de prospérité et de progrès pour l'ensemble de ces régions, a-t-il affirmé.

Le SG du COCAS a, dans ce cadre, relevé que ces avancées qui s'inscrivent en droite ligne des Hautes Orientations Royales visant l'édification d'un Maroc moderne, revêtent une signification plus marquée grâce aux acquis réalisés au profit des populations des provinces du Sud, acquis qui ne manqueront pas d'être renforcés en perspective de la mise en place d'une régionalisation avancée.

De son côté, le wali de la région Fès-Boulemane, M. Mohamed Rherrabi a mis l'accent sur la dimension socio-économiques de la "régionalisation poussée", faisant savoir que l'autonomie marocaine devrait se réaliser dans le cadre d'une solution politique définitive de la question du Sahara avec l'ensemble des parties concernées et dans le respect de l'intégrité territoriale du Royaume et de son unité.

Et de préciser que la dimension de la régionalisation au Maroc a ainsi passé à une cadence supérieure avec des programmes et projets de grande ampleur se déclinant, entre autres, par la rénovation et la requalification urbaine, la restructuration des habitations, l'amélioration et l'extension du réseau des routes, la généralisation de documents d'urbanisation, la création de nouveaux services publics, l'implantation d'entreprises et l'accompagnement social des habitants.

La régionalisation avancée a été concrétisée, a-t-il dit, par le lancement de plusieurs programmes de développements régionaux, citant dans ce sens, l'expérience locale de Fès qui a été la première à bénéficier des plans du développement régional du tourisme et d'artisanat.

Sources : le site politique du Sahara occidental : 
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16.12.2009

M. Khalihenna Ould Errachid : le Sahara connaît une situation de calme et stabilité sans précédent

Le Président du Corcas accorde une déclaration à la Radio basque Euskadi

M. Khalihenna Ould Errachid, Président du Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes a indiqué, dans une déclaration exclusive, à la Radio basque Euskadi, vendredi, au sujet de l’affaire Aminatou Haider et de l’avenir du conflit du Sahara, que la région vit "une situation de calme et stabilité, jamais égalé auparavant, depuis que SM le Roi Mohammed VI a annoncé le projet d’octroi de l’autonomie" aux Sahraouis.

M. Khalihenna Ould Errachid a affirmé à ce propos que, "la situation n’a jamais été aussi stable qu’elle l’est pendant ces quatre dernières années" au Sahara, expliquant cela par l’optimisme partagé entre tous les Sahraouis dans la région, dans les camps de Tindouf et en dehors "dans l’attente de la réalisation du projet historique" d’autonomie. Il a ajouté que cet optimisme ayant court parmi les habitants de la région "ni Aminetou Haider, ni d’autres ne pourront le changer", en particulier, à cause du "poids réduit du séparatisme à l’intérieur".

La chronique radio basque, évoquant le referendum d’autodétermination, sur lequel insiste le front Polisario, expose le point de vue de M. Khalihenna Ould Errachid, qui a explicité que "l’indépendance n’est plus un choix", en exposant les raisons historiques et objectives de l’impossibilité d’effectuer le referendum, ainsi que la position tranchante de l’ONU, elle-même, à propos de l’impossibilité de son application sur les plans technique et politique, ce qui fait que "l’autonomie est la solution unique qui parait possible".

La radio basque rapporte, l’hommage rendu par le Président du Corcas au grand changement qu’a connu la position espagnole, envers l’affaire du Sahara. Elle a ainsi, mis en relief, son point de vue quand au rôle espagnol actuel, qui a pour objectif la mise en œuvre de la solution d’autonomie dans la région, eu égard à l’expérience de l’Espagne dans ce domaine, et en considérant qu’elle est "aujourd’hui, beaucoup plus forte, grâce à son intégration de région d’autonomie".

La radio basque Euskadi a conclu sa chronique avec l’exposition par le Président du Corcas des grandes lignes de l’initiative marocaine pour l’octroi d’une autonomie élargie aux Sahraouis, en tant que la "meilleure solution démocratique, garante de la stabilité, du développement et des intérêts de la société" sahraoui.

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15.12.2009

M. Khalihenna : Aminatou Haider est la seule responsable de sa situation

Le Président du Corcas dans un entretien au journal espagnol La Gaceta

Le journal espagnol La Gaceta a publié, dimanche, un long entretien accordé par M. Khalihenna Ould Errachid, Président du Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes, à propos de l’affaire de la séparatiste Aminatou Haider, le devenir des négociations sur le dossier du Sahara ainsi que l’avenir de la région et du front Polisario dans le cadre de l’autonomie sous souveraineté marocaine.

M. Khalihenna Ould Errachid a exprimé lors de cette interview, réalisée à Rabat, son pessimisme face au déroulement actuel des négociations à cause de l’ambigüité algérienne et du fait de ne pas avoir encore pu trouver un partenaire dans ce pays qui encourage le dialogue.

Dans ce qui suit le texte intégral de cet entretien :

La Gaceta: Plus de trois semaines sont passé depuis qu’Aminetou Haider a entamé sa grève de la faim à l’aéroport de Lanzarote pour exiger du Maroc de lui rendre son passeport et le retour à sa famille à Laâyoune. Comment évaluez-vous les protestations et les revendications de l’activiste sahraouie ?

M. Khalihenna Ould Errachid : Mme Aminetu Haider s’est mise elle-même de manière volontaire dans cette situation regrettable, qui aurait peut-être, pu être complètement évitée. Elle bénéficiait d’une vie libre à Laâyoune, voyageait à l’étranger et revenait, sans que personne la tracasse, ou intervienne dans son action de défenseur des droits  de l’homme. Ces événements nous ont donc, surpris, surtout quand sa situation a été politisée. Alors que c’est elle qui a choisit cette situation, qu’elle a, elle-même, crée avec le soutien du front Polisario, l’Algérie, que j’appelle "Le Front Polisario bis" et les associations espagnoles qui soutiennent l’organisation séparatiste et qui sont plus extrémistes que le Polisario lui-même. 

La Gaceta: A quoi est du la politisation de le cas d’Aminatou Haider, que vous avez évoqué ?

M. Khalihenna Ould Errachid : Elle est du au désir du Polisario de changer avec le soutien de l’Algérie, l’orientation des négociations directes avec le Maroc, en utilisant la carte Aminetou Haider.

Le Polisario cherche à fuir ses responsabilités dans les négociations en cours sous l’égide des Nations Unies. La grève de la faim est une escroquerie politique et une tromperie claire de l’opinion publique espagnole et internationale, cherchant à ramener les choses en arrière, au moment où nous avons réalisé une avancée concrète dans les négociations qui pourraient contribuer à les continuer et les faire fructifier.

Les conclusions aux quelles est arrivé l’ancien Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies, Peter Van Walsum, n’ont pas plu au Polisario. En particulier, parce qu’il a dit, que pour arriver à une solution, le Front doit abandonner la revendication de l’indépendance.

Ces conclusions les ont complètement déstabilisés. C’est pour cela qu’ils ont décidé d’orienter le dossier vers les droits de l’homme pour éviter de négocier. Et comme d’habitude, ils veulent tromper l’opinion publique internationale. C’est pour cela que ce qui arrive à Aminetu Haider est tout simplement une escroquerie politique.

La Gaceta: Au point où nous en sommes, et après tout ce qui a été dit, y compris les prévisions exposées, en particulier en Espagne, sur quoi compte Aminatou Haider pour revenir à Laâyoune ?

M. Khalihenna Ould Errachid : La chose dépend d’elle et seulement d’elle. Jusqu’à cette date Aminatou Haider à toujours voyagé avec un passeport marocain qui contient sa nationalité. Et c’est un document avec le quel elle a présenté de nombreuses demandes de visas, qui lui ont permis de voyager dans tous les coins du monde. Elle a toujours été marocaine. Nous ne savons donc, pas pourquoi elle veut nier cela maintenant.

En plus de cela, elle n’a jamais appartenu au Sahara, l’ancienne colonie espagnole, puisqu’elle n’est pas une habitante de souche de Laâyoune, mais de Tantan, et c’est effectivement une ville sahraouie certes, mais n’est pas une partie des territoires objet du conflit ; Elle a toujours été une terre marocaine.

Elle est seule responsable de s’être mise dans cette situation regrettable. Et tout pays qui est confronté à cette situation, en application stricte de la légalité ne peut l’accepter.

Il est en son pouvoir de revenir à sa famille et dés qu’elle reconnaîtra sa nationalité marocaine, elle peut revenir à Laâyoune et sans aucun problème.

La Gaceta: Après les protestations d’Aminetou Haider en Espagne, on a parlé de la prétendu instabilité au Sahara occidental. Et c’est une région où on dit que l’Etat marocain ne respecte pas le minimum requis des droits de l’homme pour les habitants. Quelle est la situation actuelle des territoires sahraouis ?

M. Khalihenna Ould Errachid : La situation est complètement normale. Jamais le Sahara n’a été aussi calme et stable qu’il l’est ces quatre dernières années, en particulier depuis que les gens ont compris la valeur et le cadre de l’autonomie que SM le Roi Mohammed VI veut octroyer à la région. Depuis ce moment là, nous n’avons jamais vécu autant auparavant dans la paix et la stabilité. Même ceux qui vivent dans les camps du Polisario, les Sahraouis qui travaillent en Espagne ou en Mauritanie, ont compris qu’il est meilleure d’appliquer l’autonomie. La situation est stable par cet optimisme que vivent les Sahraouis en attendant la réalisation de ce projet historique. Et c’est un optimisme que partagent les Sahraouis. Et ni Aminetu Haider, ni d’autres de ses semblables ne peuvent le changer. 

La Gaceta: Malgré l’idée largement répandue en Espagne sur le fait que la société sahraouie serait pluraliste, avec des différences et des tendances nombreuses en son sein, quel est votre avis sur le poids du mouvement pour l’indépendance actuellement au Sahara ? 

M. Khalihenna Ould Errachid : Le mouvement indépendantiste a un poids très faible aujourd’hui parmi les Sahraouis. N’oublions pas un élément qui empêche la réalisation d’une analyse correcte de la situation. Le front Polisario est un mouvement politico-militaire, qui domine militairement les Sahraouis qui vivent dans les camps. Ce qui ne leurs permet pas d’évaluer la valeur des choses sous un angle juste. A l’intérieure des territoires sahraouis, l’importance de l’indépendance est très limitée. Les gens du genre d’Aminatou Haider et d’autre qui défendent la thèse du Polisario sont une minorité. Et je voudrais dire qu’il n y a que quelques centaines de personnes. Les Sahraouis ont connu la guerre et tous les types de politiques, sans résultat. Le referendum n’a jamais pu se réaliser, car il est impossible. Ce que veulent les Sahraouis c’est vivre dans le calme comme la plupart des gens. L’autonomie est la meilleure solution pour cette situation. Et c’est le projet qui apporte l’espoir et l’optimisme et au quel tient la majorité absolue des Sahraouis, y compris ceux qui vivent dans les camps. Ils considèrent que l’autonomie est la solution idéale.

La Gaceta: Vous dites que le referendum, et c’est la seule méthode que reconnaît le front Polisario est impossible. Sur quoi cette certitude est-elle fondée ?

M. Khalihenna Ould Errachid : Ce n’est pas possible, car les frontières existantes aujourd’hui ne sont pas conformes à  celles qui sont spécifiques aux habitants sahraouis. Le colonialisme a mené au changement des frontières naturelles de nos habitants, qui sont partagés entre l’Espagne qui occupait une partie qui est le Sahara occidental, la France qui occupait quatre autre parties, l’une au Maroc, d’autres en Algérie, au Mali et en Mauritanie. C’est ce qui a fait que les territoires historiques des 34 tribus sahraouies sont partagés entre quatre pays. Une situation qui exige, pour que le referendum soit honnête, libre, démocratique et juste, le changement des frontières pour que tous les Sahraouis expriment leur volonté. Et comme vous pouvez le comprendre, cela est impossible. Il est en opposition avec la Charte de l’Union africaine et n’est accepté par aucun des pays concernés. L’ONU elle-même est arrivée à la conclusion que c’est un referendum impossible techniquement et politiquement. Alors s’il n’était pas possible de faire cela, alors l’indépendance n’est plus une option et donc, l’autonomie est l’unique solution qui parait possible.

La Gaceta: Croyez-vous vraiment qu’une entité sahraouie autonome, peut fermer un dossier aussi complexe, ouvert pendant plus de trois décennies, et qui jusqu’à présent ne semble pas avoir réalisé le moindre progrès concret ?

M. Khalihenna Ould Errachid : Oui, nous, nous croyons que sans aucun doute c’est la solution idéale. C’est le moyen par le quel vous avez pu, vous les Espagnols, régler vos problèmes intérieures et historiques de manière démocratique. Personne ne doute que l’Espagne aujourd’hui est beaucoup plus forte, grâce à l’intégration de zone d’autonomie. Des problèmes similaires ont été résolus en Irlande du nord, en Russie, en Chine et dans de nombreux autres pays. L’autonomie est la meilleure sortie démocratique, garante de la stabilité, du développement et la protection des intérêts d’une société donnée, en le cas d’espèce la société sahraouie.

La Gaceta: Quelles sont les traits de l’autonomie sahraouie ? Comment sera sa forme ? Quelles sont les institutions et les compétences sur les quelles elle peut compter ? 

M. Khalihenna Ould Errachid : L’autonomie au Sahara concernera tous les domaines, à l’exception de quatre, et ils sont nécessaires, qui resteront  sous l’égide de l’Etat central. Et ce sont : la défense, les Affaires étrangères, la monnaie et les privilèges religieux du Roi, en sa qualité d’Amir Al Mouminine. Toutes le reste, que ce soit dans le domaine politique comme l’économique, et même dans le domaine de la sécurité intérieure, sera sous l’autorité du gouvernement et du parlement sahraouis. Il y aura aussi une autorité judiciaire et nous disposerons des budgets qui nous sont spécifiques.

La Gaceta: Le front Polisario est-il soluble dans cette autonomie ? Quel rôle peut jouer l’organisation séparatiste dans l’entité de l’autonomie au Sahara ?

M. Khalihenna Ould Errachid : Assurément. Il est évident que le front Polisario peut être soluble dans cette autonomie. L’autonomie s’adresse aux sahraouis et le front Polisario est une partie de ceux là. Concernant le rôle que peut avoir le Polisario, à partir du moment où il donne son accord à l’autonomie, il sera possible à cette organisation, même, de gérer le devenir de l’autonomie. Bien entendu, quand les habitants netterront leur confiance en elle et elle gagne les élections.

La Gaceta: Après quatre rounds qui ont été un échec, plusieurs tentatives pour les poursuivre, à quel point se trouvent les négociations sous l’égide de l’ONU entre le Maroc et le front Polisario ?

M. Khalihenna Ould Errachid : Les négociations sont à l’arrêt complètement, car le front Polisario et l’Algérie ne veulent pas discuter le fond du problème. Ils ne veulent pas aller directement au fond des questions posées. Il ne peut y avoir de progrès si nous ne nous mettons pas d’accord sur le fait que l’autonomie est l’unique solution. Le Polisario a une occasion pour discuter de la forme de cette autonomie. Le témoignage de Peter Van Walsum est bénéfique à cet égard, car il conseille le Polisario de céder sur l’indépendance et la tendance séparatiste, pour aboutir à un règlement rapide du conflit. Mais pour arriver à ce but, le front Polisario a besoin de marges concrètes d’indépendance que ne permet pas l’Algérie.

La Gaceta: Il est clair que l’Etat espagnol vit de manière spéciale ce dossier, pour des raisons évidentes. Quel rôle joue l’Espagne dans la solution de ce conflit ?

M. Khalihenna Ould Errachid : Effectivement, l’Espagne joue un rôle important à l’extrême. Depuis 2006, après la mise en place du Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes et la proposition de l’autonomie, l’Espagne a beaucoup changé à l’égard de cette affaire. L’opinion publique, la société civile, les partis politiques et les syndicats ont souhaité la bienvenue à la proposition d’autonomie de manière positive. Il y a encore des zones de résistance. Mais elles ne sont pas nécessaires pour façonner l’opinion du gouvernement espagnol pour aider à garantir que les négociations aboutissent à une solution.

La Gaceta: Partant des réactions sur l’affaire d’Aminetou Haider, ne croyez-vous pas que ces ombres n’ont pas été réduites dans les milieux de l’opinion publique espagnole ? Ne croyez-vous pas que les choses sont un peu perçues de manière fermée, comme s’il s’agissait d’une lutte entre le bien et le mal ?

M. Khalihenna Ould Errachid : Je ne crois pas. Certes, il y a une incompréhension du problème. Il y a des interprétations erronées. Peut-être que le Maroc n’a pas présenté les choses telles qu’il doit le faire. L’idée selon laquelle tous les Sahraouis sont dans les camps, et c’est un avis erroné, a été exploitée. Maintenant, je crois que nous avons complètement expliqué que la majorité absolue de nos habitants, les quatre cinquième vivent dans la province du Sahara ex- colonie espagnole, ainsi que le fait que nous sommes les véritables sahraouis, car nous n’avons jamais laissé notre terre. L’Espagne a beaucoup changé par rapport à sa conception sur le Sahara. L’exemple de cela est que ce qui arrive à Aminatou Haider n’a pas provoqué de crise diplomatique entre les deux pays. C’est un cas isolé et passager.

La Gaceta: A la lumière de la situation actuelle des choses en lien avec le dossier du Sahara occidental, êtes-vous optimiste concernant une solution rapide ?

M. Khalihenna Ould Errachid : D’un coté oui. Je m’attends à ce qu’on trouve une solution rapide. D’un autre coté, je suis pessimiste, surtout à l’égard de l’ambigüité algérienne. Nous n’avons pas encore pu trouver un partenaire dans ce pays qui encourage le dialogue. L’Algérie est un pays du Maghreb arabe, qui ne progresse pas. Elle n’ouvre pas ses frontières avec le Maroc, refuse de négocier avec Rabat, et même de négocier sur les problèmes qui ne sont pas liés au Sahara. Le Sahara est un dossier qu’utilise l’Algérie pour résoudre ses problèmes internes, d’où son interventionnisme permanent, à chaque fois qu’on était près à parvenir à un accord mutuel. Et quand il y a un progrès et prédomine l’optimisme, l’Algérie empêche cela. C’est ce qui arrive, actuellement avec Aminetou Haider, qui est comme des freins algériens contre le fait que les négociations aillent de l’avant.

Sources : le site politique du Sahara occidental : 
            www.corcas.com
 Voir aussi : Le portail du Sahara occidental :
            www.sahara-online.net 
Le site de la culture hassanie :
            www.sahara-culture.com   
Le site des villes du Sahara occidental : 
            www.sahara-villes.com 
Le site du développement économique du Sahara occidental: 
                              www.sahara-developpement.com  
Le site social du Sahara occidental :
                              www.sahara-social.com

14.12.2009

Le Président du Corcas invité du journal de la Chaîne satellitaire MBC sur l’affaire Aminatou Haider

M. Khalihenn: Le plan est organisé pour que le Polisario et l’Algérie fuient leurs responsabilités sur les résolutions du Conseil de sécurité

La Chaîne de télévision satellitaire MBC a diffusé, samedi, un entretien que lui a accordé M. Khalihenna Ould Errachid, Président du Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes, dans le cadre de son Journal, qui comprenait aussi un reportage sur l’affaire d’Aminatou Haider, qualifié de "ballon politique sur le terrain des droits de l’homme", montrant dans son compte-rendu le document qui indique qu’Aminatou Haider a reçu une indemnité de la part de l’Instance Equité et Réconciliation au titre de la réparation sur les années de plomb.

M. Khalihenna Ould Errachid a estimé qu’Aminetou Haider s’est immiscée dans un plan organisé à l’étranger par le front Polisario et l’Algérie, pour mettre dans la gêne le Maroc et l’Espagne et fuir leurs responsabilité envers l’application des résolutions du Conseil de sécurité qui appellent à trouver une solution rapide à l’affaire du Sahara.

Le Président du Corcas ajoute qu’Aminetu Haider peut revenir au Maroc à condition de s’en tenir à son activité des droits humains qu’elle exerçait auparavant, sans problèmes, dans le respect de la constitution marocaine et les lois en vigueur au Maroc.

Dans ce qui suit le texte intégral de l’entretien :

MBC : Avec moi de Rabat M. Khalihenna Ould Errachid, Président du Conseil Consultatif des Affaires Sahariennes, pour discuter de ce sujet. Et c’est un Conseil qui représente les composantes de la société sahraouie.

Bonsoir, d’abord qu’en est-il réellement, vu que la situation paraît contradictoire entre ce que dit Aminatou et le Gouvernement, ou la position officielle ?

M. Khalihenna Ould Errachid : Bonsoir, je voudrais d’abord rectifier l’intitulé, il s’agit du Président du Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes.

MBC : Bien venu.

M. Khalihenna Ould Errachid : Bien venu, la vérité est que la dénommée Aminetou Haider disposait de sa nationalité marocaine et entreprenait ses activités sous ce statut, quand elle a brusquement abandonné cette nationalité….

MBC : …Pourquoi une citoyenne marocaine abandonne sa nationalité à votre avis ?

M. Khalihenna Ould Errachid : A mon avis, elle s’est immiscée dans un plan qui a été fomenté à l’étranger, en particulier avec le Polisario, dont elle est membre tel qu’elle le déclare, et l’Algérie, pour gêner le Maroc et l’Espagne, et provoquer des problèmes dans leurs rapports bilatéraux à ce propos. Ce plan a aussi pour objectif de permettre au Polisario et à l’Algérie de fuir les responsabilités qui leur incombent concernant les résolutions du Conseil de Sécurité qui demandent aux parties de trouver une solution rapide à l’affaire du Sahara, fondée sur la négociation et le dialogue, et aboutir à la paix et à la coopération et à la construction du Maghreb arabe. Et cette solution est l’autonomie. Mais le Polisario ne veut pas l’autonomie.

MBC : Croyez-vous M. Khalihenna, que son éloignement du pays réglera les choses, ou plutôt les rendra plus compliqués ? Au final, elle est dans un pays européen, sa santé se dégrade, puisqu’elle est en grève de la faim ?

M. Khalihenna Ould Errachid : Mme Aminetu Haider dit qu’elle appartient à un pays qui s’appelle le Sahara occidental. Et ce pays n’existe pas. Le Sahara occidental est une partie intégrante du Royaume du Maroc. Tous les pays du monde sont gérés par des lois. Et la loi en vigueur au Maroc à propos de l’entrée et sortie est la constitution, la réglementation concernant l’entrée et sortie des aéroports. Si Aminetou Haider enfreint cette réglementation, ce  qui viole la loi, elle peut revenir à sa situation précédente, si elle s’engage à respecter les choses qu’elle respectait auparavant. En l’occurrence ses documents marocains et son passeport.

MBC: Pensez-vous qu’elle reviendra au pays, certains disent que ce-ci est une affaire politique globale qui doit être résolue à l’intérieur ?

M. Khalihenna Ould Errachid : D’abord ce n’est pas le Maroc qui a créé l’affaire. Mme Aminetou Haider n’est pas la première femme à sortir et rentrer dans la région. Et c’est elle qui a choisit le temps opportun pour organiser sa pièce de théâtre, politisée, avec des objectifs qui n’ont pas de relation avec Aminetu Haider, ni avec son activité, qu’elle exerçait Au Maroc.

C’est une affaire qui concerne l’atteinte aux intérêts supérieurs sécuritaires, politiques, et patriotiques, ainsi que nationaux du Royaume du Maroc. C’est cela l’objectif.

MBC : Alors, elle ne reviendra pas à son pays, à votre avis ?

M. Khalihenna Ould Errachid : Si, il est possible qu’elle revienne à sa patrie. Tout cela dépend de ce qu’elle va décider elle-même et elle fait actuellement un grève de la faim de manière volontaire, libre et personnel. Il lui est possible d’arrêter cette grève et de demander sa réintégration dans sa nationalité et l’engagement dans son activité dans le cadre de la constitution et des lois marocains. A ce moment là, elle sera comme tous les Marocains.

MBC : M. Khalihenna merci beaucoup.

Sources : le site politique du Sahara occidental : 
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11.12.2009

Sahara: L'AG adopte en séance plénière une résolution réitérant l'appui de l'ONU au processus de négociations

siege-de-l-onu-a-new-york.jpgL'Assemblée Générale de l'ONU a adopté, jeudi sans vote, un projet de résolution réitérant l'appui des Nations Unies au processus de négociations sur le Sahara, et appelant, de nouveau, "toutes les parties et les Etats de la région à coopérer pleinement avec le Secrétaire général et son Envoyé personnel, et les uns avec les autres".
 
En vertu de cette résolution, dont le projet avait été adopté par consensus, en octobre dernier, par sa quatrième commission, l'Assemblée générale "appuie le processus de négociations initié par la résolution 1754 (2007) et soutenu par les résolutions 1783 (2007), 1813 (2008) et 1871 (2009) du Conseil de sécurité, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable" à ce différend régional.

L'Assemblée Générale prend également "note des efforts consentis et des développements depuis 2006", en référence, une nouvelle fois, à la dynamique enclenchée par l'Initiative marocaine d'une autonomie pour la région du Sahara.

Elle se félicite, en outre, de "ce que les parties se soient engagées à continuer de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue, afin d'entrer, de bonne foi et sans conditions préalables, dans une phase de négociations plus intensive", ainsi que des négociations déjà engagées entre les parties, sous les auspices de l'Organisation des Nations Unies.

L'AG, qui salue la nomination de l'ambassadeur Christopher Ross en tant qu'Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara, se déclare aussi "satisfaite" que ce dernier ait organisé une réunion informelle entre les parties, en août dernier à Duernstein en Autriche, en vue de "préparer le 5ème cycle des négociations".

En adoptant cette résolution, l'Assemblée générale, à l'instar du Conseil de sécurité, appelle ainsi toutes les parties à apporter la démonstration de leur volonté politique de dépasser les blocages et les clivages afin d'entrer dans une phase de négociations intensive et substantielle pouvant garantir la progression vers une solution définitive à ce différend.

De même, en soulignant l'adoption par le Conseil de sécurité des résolutions 1754 et 1783 de 2007, la 1813 (2008) et la 1871 (2009), elle reconnaît aussi avec la même appréciation les efforts sérieux et crédibles du Maroc contenus dans sa proposition d'autonomie et rappelle aux parties la nécessité de faire preuve de réalisme et d'esprit de compromis.

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08.12.2009

Aminetou Haidar n’est pas un défenseur des droits de l'Homme mais répond à un agenda politique du Polisario (Fassi Fihri)

La dénommée Aminatou Haidar n'est pas un défenseur des droits de l'Homme mais un élément du Polisario qui répond à un agenda politique de ses commanditaires sur territoire algérien qui cherchent à saper les efforts visant à trouver une solution au conflit du Sahara qui divise le Maghreb arabe, a affirmé, lundi à Bruxelles, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Taib Fassi Fihri.

Répondant à des questions de journalistes espagnols, lors d'une conférence de presse à l'issue de la 8ème session du Conseil d'association Maroc-UE, M. Fassi-Fihri a souligné que la dénommée Aminetu Haidar a choisi "pour la première fois, au moment où on étudie la possibilité d'une date d'une deuxième rencontre informelle de négociations dans le cadre des Nations unies, de renier sa nationalité et de remettre son passeport aux autorités marocaines".

"Aminatou Haidar n'est pas une militante des droits de l'Homme. Le cas des droits de l'Homme a été réglé au Maroc dans le cadre de l'Instance équité et réconciliation (IER). Elle a perçue 45.000 euros d'indemnisation. Et l'IER est valable pour tous les Marocains, et Haidar s'était présentée en tant que marocaine", a-t-il expliqué.

M. Fassi Fihri a rappelé que Aminatou Haidar est née dans la localité de Tata en dehors de la zone de Sakia-El Hamra et Oued Eddahab. C'est elle même qui a choisi de se mettre dans sa situation actuelle et "n'inversons pas les responsabilités, car pour le Maroc et l'ensemble du peuple marocain, le passeport est un document à forte portée symbolique. On ne peut pas l'utiliser quand cela nous arrange et le jeter quand cela ne nous arrange pas. Peut être en Europe le cas est différend, mais certainement pas au Maroc", a-t-il souligné.

Le ministre a tenu à préciser qu'elle "n'a été, à aucun moment, inquiétée, ni enlevée ni séquestrée", comme l'avait rapporté certains médias espagnols. "Elle a été en discussion avec les membres de sa famille et quand elle a renié sa marocanité, elle a regagné les Iles Canaries d'où elle était arrivée, ne remplissant plus les conditions normales d'accès au Maroc", a-t-il rappelé.

"Elle a pu rentrer en territoire espagnol parce qu'elle a une carte de séjour. Et la carte de séjour espagnole lui a été délivrée sur la base de ses papiers d'identité marocains", a souligné M. Fassi Fihri.

"Le gouvernement espagnol a voulu régler le cas de Aminatou Haidar en lui proposant d'abord l'asile politique de manière rapide. Chose que Aminetou Haidar a refusé. Il lui a été par la suite proposé la nationalité et le passeport espagnols, à titre exceptionnel, qu'elle a refusés tout autant", a expliqué M. fassi Fihri.

Elle a ainsi refusé une solution de sortie "dite humanitaire parce qu'elle n'est pas dans l'humanitaire. Elle est dans une logique politique avec des instructions reçus d'ailleurs", a affirmé le ministre.

"Et ce sont ses commanditaires qui sont responsables vis-à-vis de la région, de la stabilité de la région et du règlement du problème de la question du Sahara", a-t-il dit.

Et le ministre de s'interroger sur la véritable question humanitaire que les médias espagnols n'évoquent pas : la question des séquestrés dans les camps de Tindouf en Algérie. Il s'est demandé pourquoi le Haut commissariat aux réfugiés n'entre pas dans ces camps pour effectuer le recensement et assurer conformément à son mandat la protection de ces personnes? Et quelle est la situation humanitaire de plusieurs milliers de personnes ?

"Une question que les médias espagnols ne se posent pas", a-t-il déploré.

"Ces personnes n'ont pas droit au retour librement consenti pour rejoindre leurs familles et, à titre provisoire, de travailler librement en Algérie ou ailleurs conformément au droit humanitaire international. Ce sont les seuls cas de réfugiés au monde qui n'ont pas droit à la protection du HCR", s'est-il indigné.

Pour M. Fassi Fihri, les autorités algériennes conditionnent aujourd'hui la normalisation des relations bilatérales avec le Maroc et la construction du Maghreb par la résolution de la question du Sahara, déplorant que l'Union pour le Maghreb arabe (UMA) ne soit pas, dans ce contexte de blocage, un vrai partenaire pour l'Union européenne.

Il a, en outre, souligné que certaines parties cherchent "toujours à prendre en otage l'opinion publique ou certaines sensibilités espagnoles pour leur rappeler leur devoir et obligations vis-à-vis d'un dossier qui a aujourd'hui plus de 40 ans".

En réponse à un journaliste espagnol sur l'autorisation de retour de Aminetu Haidar que le Maroc aurait accordé, M. Fassi Fihri a expliqué que le Royaume "n'a jamais donné cette réponse et qu'au contraire, la réponse négative a été immédiatement communiquée au gouvernement espagnol dès qu'il en a exprimé la demande officiellement".

Concernant les relations maroco-espagnoles, le ministre a souligné que depuis des années, les deux pays "construisent patiemment ces relations dans le sens de l'intérêt réciproque".

"Nous avons fait beaucoup pour construire. Lorsqu'il s'agit de l'immigration c'est avec le Maroc que l'Espagne discute. Les perspectives commerciales, économiques et d'investissement ou encore le partenariat euroméditerranéen c'est aussi avec le Maroc que l'Espagne discute et non avec ceux qui ne veulent pas de Maghreb", a-t-il assuré.

Le Maroc œuvre à normaliser ses relations avec les voisins et réaliser l'intégration du Maghreb, a ajouté M. Fassi Fihri, en vue d'assurer la quiétude et le retour des familles qui sont sur le territoire algérien depuis plus de 40 ans.

"Nous constatons au Maroc que les négociations n'évoluent pas à cause d'une position rigide et fermée des autres parties, l'Algérie et le Polisario, alors que le Conseil de sécurité appelle à une solution de compromis et à une solution politique négociée. Et le Conseil de sécurité appelle à une négociation sur la base du réalisme et du sens du compromis. Malheureusement, les autres parties ne font preuve ni de réalisme ni de sens du compromis", a conclu M. Fassi Fihri.

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07.12.2009

M. Khalihenna: L’incident Aminatou Haider provoqué par le Polisario et Alger pour perturber les négociations

khalihenna oulderrachid.jpgM. Khalihenna Ould Errachid, Président du Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes, a affirmé, dimanche que le comportement d’Aminetou Haider et son reniement de sa nationalité marocaine, fait partie d’un plan orchestré par le Polisario et l’Algérie, pour contourner et perturber les négociations en court pour trouver une solution définitive à l’affaire du Sahara.

M. Khalihenna Ould Errachid a expliqué, lors d’un entretien sur la Chaîne "Medi 1 Sat", dans le cadre de la rubrique "Le Maghreb arabe en une semaine", que cette pratique a débuté une fois que le Polisario et l’Algérie, ont vérifié avec certitude que la négociation dans le cadre des Nations Unies ne peut aboutir au séparatisme, surtout après ce qu’a réaffirmé l’ancien Envoyée personnel du Secrétaire général de l’ONU, M. Peter Van Walsum, en déclarant que l’indépendance est un choix irréaliste.

Quand ces parties se sont rendues compte de cette vérité, ajoute le Président du Corcas, elles ont commencé à créer des incidents, qui n’ont rien à avoir avec le fond du problème, pour détourner le débat des négociations et contourner le projet d’autonomie et les efforts consenties pour trouver une solution définitive au dossier du Sahara.

M. Khalihenna Ould Errachid a estimé que l’incident Aminetu Haider, a été prémédité, ajoutant que les autorités marocaines a agis dans cette affaire de manière constructive et positive.

Une nouvelle fois, affirme M. Ould Errachid, les calculs de ceux qui pariaient sur la position officielle de l’Espagne, ont échoué, ajoutant que l’Espagne soutient aujourd’hui l’autonomie, car elle représente la méthode qu’elle a suivi elle-même pour régler ses problèmes intérieurs.

M. Ould Errachid ajoute que l’Espagne a fait le choix juste qui est celui du bon voisinage, du renforcement des relations de coopération avec le Maroc.

D’autre part, M. Khalihenna Ould Errachid a mis en relief la fait que le choix des négociation constitue le meilleur choix, le plus convenable et c’est le choix que revendique la communauté internationale, pour arriver à l’unique solution possible que représente l’autonomie, ajoutant que si la volonté politique est disponible chez les autres partis, il est possible de poursuivre les négociations et arriver à la solution définitive de ce conflit qui a trop duré.    

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04.12.2009

M. Duran i Lleida réitère son soutien à la proposition d'autonomie comme solution au Sahara

Le président de la commission des Affaires Etrangères au Congrès des députés espagnols, M. Josep Antoni Duran i Lleida a réitéré son soutien à la proposition du Maroc d'accorder un statut d'autonomie aux provinces du Sud du Royaume, comme solution idoine pour résoudre le conflit du Sahara.
 
Lors d'une réunion, jeudi à Madrid, entre les porte-paroles des groupes parlementaires à la commission des Affaires étrangères du Congrès des députés espagnols et le secrétaire général du Parti Authenticité et Modernité (PAM), M. Mohamed Cheikh Biadillah, M. Duran i Lleida, également président du parti de l'Union Démocratique Catalane (UDC), a formé le vœu que l'affaire Aminatou Haidar ne vienne pas affecter les efforts déployés par le Maroc pour parvenir à une solution à ce différend.

Il a, dans ce cadre, reconnu, "l'existence d'autres parties derrière l'affaire" de la dénommée Aminatou Haidar, appelant ces "parties" à aider à trouver une solution à ce problème qu'il a qualifié de "piège" tendu à l'Espagne et au Maroc en vue d'attenter aux excellentes relations qui lient les deux pays.

M. Duran i Lleida a, par ailleurs, exalté les efforts que déploie le Maroc pour la résolution du conflit du Sahara, se félicitant de l'initiative proposée par le Royaume, consistant à accorder un statut d'autonomie aux provinces du Sud.

Le porte parole du Parti Populaire (PP) à la commission des AE au Congrès des députés espagnols, Gustavo de Aristegui, a affirmé, pour sa part, que la position du Maroc dans le conflit du Sahara "a évolué de façon positive, au moment où les autres parties restent arrimées à leurs anciennes positions.

Le dirigeant du PP a également appelé à une solution pacifique, juste et équilibrée pour le dossier du Sahara, "une solution qui soit acceptée par toutes les parties".

Il s'est, par ailleurs, félicité du niveau des relations excellences entre les deux pays amis et voisins, affirmant que le Parti Populaire érige les relations entre l'Espagne et le Maroc en "priorité".

Les autres membres de la commission des AE au Congrès des députés ont, de leur côté, souligné l'importance de préserver les relations d'amitié solides entre le Maroc et l'Espagne et la nécessité d'œuvrer pour dépasser tous les problèmes pouvant altérer les relations historiques entre les deux pays voisins.

Au cours de cette réunion, qui s'est déroulée en présence de l'ambassadeur du Maroc en Espagne, M. Omar Azziman et la parlementaire, Mbarka Bouaida, présidente de la commission des AE, de la Défense, des Affaires islamiques à la Chambre des Représentants, le Secrétaire Général du PAM, a passé en revue les grands chantiers lancés par le Royaume au cours des dernières années, dans le domaine politique, économique et social sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI.

M. Biadillah a également abordé le dossier de l'unité territoriale du Maroc, affirmant dans ce contexte que l'initiative marocaine d'autonomie, qui a été favorablement accueillie par la communauté internationale, est la solution appropriée pour clore définitivement ce dossier.

Le secrétaire général du PAM a dévoilé devant les députés du Congrès espagnol les manœuvres des ennemis de l'intégrité territoriale du Maroc qui tentent par tous les moyens de dénigrer la proposition Marocaine, "sérieuse et raisonnable", et de saper les efforts de l'envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU, Christopher Ross visant à instaurer un climat idoine pour des négociations sérieuses en vue de parvenir à une solution politique et mutuellement acceptable par les parties au conflit.

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