16.12.2009

M. Khalihenna Ould Errachid : le Sahara connaît une situation de calme et stabilité sans précédent

Le Président du Corcas accorde une déclaration à la Radio basque Euskadi

M. Khalihenna Ould Errachid, Président du Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes a indiqué, dans une déclaration exclusive, à la Radio basque Euskadi, vendredi, au sujet de l’affaire Aminatou Haider et de l’avenir du conflit du Sahara, que la région vit "une situation de calme et stabilité, jamais égalé auparavant, depuis que SM le Roi Mohammed VI a annoncé le projet d’octroi de l’autonomie" aux Sahraouis.

M. Khalihenna Ould Errachid a affirmé à ce propos que, "la situation n’a jamais été aussi stable qu’elle l’est pendant ces quatre dernières années" au Sahara, expliquant cela par l’optimisme partagé entre tous les Sahraouis dans la région, dans les camps de Tindouf et en dehors "dans l’attente de la réalisation du projet historique" d’autonomie. Il a ajouté que cet optimisme ayant court parmi les habitants de la région "ni Aminetou Haider, ni d’autres ne pourront le changer", en particulier, à cause du "poids réduit du séparatisme à l’intérieur".

La chronique radio basque, évoquant le referendum d’autodétermination, sur lequel insiste le front Polisario, expose le point de vue de M. Khalihenna Ould Errachid, qui a explicité que "l’indépendance n’est plus un choix", en exposant les raisons historiques et objectives de l’impossibilité d’effectuer le referendum, ainsi que la position tranchante de l’ONU, elle-même, à propos de l’impossibilité de son application sur les plans technique et politique, ce qui fait que "l’autonomie est la solution unique qui parait possible".

La radio basque rapporte, l’hommage rendu par le Président du Corcas au grand changement qu’a connu la position espagnole, envers l’affaire du Sahara. Elle a ainsi, mis en relief, son point de vue quand au rôle espagnol actuel, qui a pour objectif la mise en œuvre de la solution d’autonomie dans la région, eu égard à l’expérience de l’Espagne dans ce domaine, et en considérant qu’elle est "aujourd’hui, beaucoup plus forte, grâce à son intégration de région d’autonomie".

La radio basque Euskadi a conclu sa chronique avec l’exposition par le Président du Corcas des grandes lignes de l’initiative marocaine pour l’octroi d’une autonomie élargie aux Sahraouis, en tant que la "meilleure solution démocratique, garante de la stabilité, du développement et des intérêts de la société" sahraoui.

Sources : le site politique du Sahara occidental : 
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15.12.2009

M. Khalihenna : Aminatou Haider est la seule responsable de sa situation

Le Président du Corcas dans un entretien au journal espagnol La Gaceta

Le journal espagnol La Gaceta a publié, dimanche, un long entretien accordé par M. Khalihenna Ould Errachid, Président du Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes, à propos de l’affaire de la séparatiste Aminatou Haider, le devenir des négociations sur le dossier du Sahara ainsi que l’avenir de la région et du front Polisario dans le cadre de l’autonomie sous souveraineté marocaine.

M. Khalihenna Ould Errachid a exprimé lors de cette interview, réalisée à Rabat, son pessimisme face au déroulement actuel des négociations à cause de l’ambigüité algérienne et du fait de ne pas avoir encore pu trouver un partenaire dans ce pays qui encourage le dialogue.

Dans ce qui suit le texte intégral de cet entretien :

La Gaceta: Plus de trois semaines sont passé depuis qu’Aminetou Haider a entamé sa grève de la faim à l’aéroport de Lanzarote pour exiger du Maroc de lui rendre son passeport et le retour à sa famille à Laâyoune. Comment évaluez-vous les protestations et les revendications de l’activiste sahraouie ?

M. Khalihenna Ould Errachid : Mme Aminetu Haider s’est mise elle-même de manière volontaire dans cette situation regrettable, qui aurait peut-être, pu être complètement évitée. Elle bénéficiait d’une vie libre à Laâyoune, voyageait à l’étranger et revenait, sans que personne la tracasse, ou intervienne dans son action de défenseur des droits  de l’homme. Ces événements nous ont donc, surpris, surtout quand sa situation a été politisée. Alors que c’est elle qui a choisit cette situation, qu’elle a, elle-même, crée avec le soutien du front Polisario, l’Algérie, que j’appelle "Le Front Polisario bis" et les associations espagnoles qui soutiennent l’organisation séparatiste et qui sont plus extrémistes que le Polisario lui-même. 

La Gaceta: A quoi est du la politisation de le cas d’Aminatou Haider, que vous avez évoqué ?

M. Khalihenna Ould Errachid : Elle est du au désir du Polisario de changer avec le soutien de l’Algérie, l’orientation des négociations directes avec le Maroc, en utilisant la carte Aminetou Haider.

Le Polisario cherche à fuir ses responsabilités dans les négociations en cours sous l’égide des Nations Unies. La grève de la faim est une escroquerie politique et une tromperie claire de l’opinion publique espagnole et internationale, cherchant à ramener les choses en arrière, au moment où nous avons réalisé une avancée concrète dans les négociations qui pourraient contribuer à les continuer et les faire fructifier.

Les conclusions aux quelles est arrivé l’ancien Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies, Peter Van Walsum, n’ont pas plu au Polisario. En particulier, parce qu’il a dit, que pour arriver à une solution, le Front doit abandonner la revendication de l’indépendance.

Ces conclusions les ont complètement déstabilisés. C’est pour cela qu’ils ont décidé d’orienter le dossier vers les droits de l’homme pour éviter de négocier. Et comme d’habitude, ils veulent tromper l’opinion publique internationale. C’est pour cela que ce qui arrive à Aminetu Haider est tout simplement une escroquerie politique.

La Gaceta: Au point où nous en sommes, et après tout ce qui a été dit, y compris les prévisions exposées, en particulier en Espagne, sur quoi compte Aminatou Haider pour revenir à Laâyoune ?

M. Khalihenna Ould Errachid : La chose dépend d’elle et seulement d’elle. Jusqu’à cette date Aminatou Haider à toujours voyagé avec un passeport marocain qui contient sa nationalité. Et c’est un document avec le quel elle a présenté de nombreuses demandes de visas, qui lui ont permis de voyager dans tous les coins du monde. Elle a toujours été marocaine. Nous ne savons donc, pas pourquoi elle veut nier cela maintenant.

En plus de cela, elle n’a jamais appartenu au Sahara, l’ancienne colonie espagnole, puisqu’elle n’est pas une habitante de souche de Laâyoune, mais de Tantan, et c’est effectivement une ville sahraouie certes, mais n’est pas une partie des territoires objet du conflit ; Elle a toujours été une terre marocaine.

Elle est seule responsable de s’être mise dans cette situation regrettable. Et tout pays qui est confronté à cette situation, en application stricte de la légalité ne peut l’accepter.

Il est en son pouvoir de revenir à sa famille et dés qu’elle reconnaîtra sa nationalité marocaine, elle peut revenir à Laâyoune et sans aucun problème.

La Gaceta: Après les protestations d’Aminetou Haider en Espagne, on a parlé de la prétendu instabilité au Sahara occidental. Et c’est une région où on dit que l’Etat marocain ne respecte pas le minimum requis des droits de l’homme pour les habitants. Quelle est la situation actuelle des territoires sahraouis ?

M. Khalihenna Ould Errachid : La situation est complètement normale. Jamais le Sahara n’a été aussi calme et stable qu’il l’est ces quatre dernières années, en particulier depuis que les gens ont compris la valeur et le cadre de l’autonomie que SM le Roi Mohammed VI veut octroyer à la région. Depuis ce moment là, nous n’avons jamais vécu autant auparavant dans la paix et la stabilité. Même ceux qui vivent dans les camps du Polisario, les Sahraouis qui travaillent en Espagne ou en Mauritanie, ont compris qu’il est meilleure d’appliquer l’autonomie. La situation est stable par cet optimisme que vivent les Sahraouis en attendant la réalisation de ce projet historique. Et c’est un optimisme que partagent les Sahraouis. Et ni Aminetu Haider, ni d’autres de ses semblables ne peuvent le changer. 

La Gaceta: Malgré l’idée largement répandue en Espagne sur le fait que la société sahraouie serait pluraliste, avec des différences et des tendances nombreuses en son sein, quel est votre avis sur le poids du mouvement pour l’indépendance actuellement au Sahara ? 

M. Khalihenna Ould Errachid : Le mouvement indépendantiste a un poids très faible aujourd’hui parmi les Sahraouis. N’oublions pas un élément qui empêche la réalisation d’une analyse correcte de la situation. Le front Polisario est un mouvement politico-militaire, qui domine militairement les Sahraouis qui vivent dans les camps. Ce qui ne leurs permet pas d’évaluer la valeur des choses sous un angle juste. A l’intérieure des territoires sahraouis, l’importance de l’indépendance est très limitée. Les gens du genre d’Aminatou Haider et d’autre qui défendent la thèse du Polisario sont une minorité. Et je voudrais dire qu’il n y a que quelques centaines de personnes. Les Sahraouis ont connu la guerre et tous les types de politiques, sans résultat. Le referendum n’a jamais pu se réaliser, car il est impossible. Ce que veulent les Sahraouis c’est vivre dans le calme comme la plupart des gens. L’autonomie est la meilleure solution pour cette situation. Et c’est le projet qui apporte l’espoir et l’optimisme et au quel tient la majorité absolue des Sahraouis, y compris ceux qui vivent dans les camps. Ils considèrent que l’autonomie est la solution idéale.

La Gaceta: Vous dites que le referendum, et c’est la seule méthode que reconnaît le front Polisario est impossible. Sur quoi cette certitude est-elle fondée ?

M. Khalihenna Ould Errachid : Ce n’est pas possible, car les frontières existantes aujourd’hui ne sont pas conformes à  celles qui sont spécifiques aux habitants sahraouis. Le colonialisme a mené au changement des frontières naturelles de nos habitants, qui sont partagés entre l’Espagne qui occupait une partie qui est le Sahara occidental, la France qui occupait quatre autre parties, l’une au Maroc, d’autres en Algérie, au Mali et en Mauritanie. C’est ce qui a fait que les territoires historiques des 34 tribus sahraouies sont partagés entre quatre pays. Une situation qui exige, pour que le referendum soit honnête, libre, démocratique et juste, le changement des frontières pour que tous les Sahraouis expriment leur volonté. Et comme vous pouvez le comprendre, cela est impossible. Il est en opposition avec la Charte de l’Union africaine et n’est accepté par aucun des pays concernés. L’ONU elle-même est arrivée à la conclusion que c’est un referendum impossible techniquement et politiquement. Alors s’il n’était pas possible de faire cela, alors l’indépendance n’est plus une option et donc, l’autonomie est l’unique solution qui parait possible.

La Gaceta: Croyez-vous vraiment qu’une entité sahraouie autonome, peut fermer un dossier aussi complexe, ouvert pendant plus de trois décennies, et qui jusqu’à présent ne semble pas avoir réalisé le moindre progrès concret ?

M. Khalihenna Ould Errachid : Oui, nous, nous croyons que sans aucun doute c’est la solution idéale. C’est le moyen par le quel vous avez pu, vous les Espagnols, régler vos problèmes intérieures et historiques de manière démocratique. Personne ne doute que l’Espagne aujourd’hui est beaucoup plus forte, grâce à l’intégration de zone d’autonomie. Des problèmes similaires ont été résolus en Irlande du nord, en Russie, en Chine et dans de nombreux autres pays. L’autonomie est la meilleure sortie démocratique, garante de la stabilité, du développement et la protection des intérêts d’une société donnée, en le cas d’espèce la société sahraouie.

La Gaceta: Quelles sont les traits de l’autonomie sahraouie ? Comment sera sa forme ? Quelles sont les institutions et les compétences sur les quelles elle peut compter ? 

M. Khalihenna Ould Errachid : L’autonomie au Sahara concernera tous les domaines, à l’exception de quatre, et ils sont nécessaires, qui resteront  sous l’égide de l’Etat central. Et ce sont : la défense, les Affaires étrangères, la monnaie et les privilèges religieux du Roi, en sa qualité d’Amir Al Mouminine. Toutes le reste, que ce soit dans le domaine politique comme l’économique, et même dans le domaine de la sécurité intérieure, sera sous l’autorité du gouvernement et du parlement sahraouis. Il y aura aussi une autorité judiciaire et nous disposerons des budgets qui nous sont spécifiques.

La Gaceta: Le front Polisario est-il soluble dans cette autonomie ? Quel rôle peut jouer l’organisation séparatiste dans l’entité de l’autonomie au Sahara ?

M. Khalihenna Ould Errachid : Assurément. Il est évident que le front Polisario peut être soluble dans cette autonomie. L’autonomie s’adresse aux sahraouis et le front Polisario est une partie de ceux là. Concernant le rôle que peut avoir le Polisario, à partir du moment où il donne son accord à l’autonomie, il sera possible à cette organisation, même, de gérer le devenir de l’autonomie. Bien entendu, quand les habitants netterront leur confiance en elle et elle gagne les élections.

La Gaceta: Après quatre rounds qui ont été un échec, plusieurs tentatives pour les poursuivre, à quel point se trouvent les négociations sous l’égide de l’ONU entre le Maroc et le front Polisario ?

M. Khalihenna Ould Errachid : Les négociations sont à l’arrêt complètement, car le front Polisario et l’Algérie ne veulent pas discuter le fond du problème. Ils ne veulent pas aller directement au fond des questions posées. Il ne peut y avoir de progrès si nous ne nous mettons pas d’accord sur le fait que l’autonomie est l’unique solution. Le Polisario a une occasion pour discuter de la forme de cette autonomie. Le témoignage de Peter Van Walsum est bénéfique à cet égard, car il conseille le Polisario de céder sur l’indépendance et la tendance séparatiste, pour aboutir à un règlement rapide du conflit. Mais pour arriver à ce but, le front Polisario a besoin de marges concrètes d’indépendance que ne permet pas l’Algérie.

La Gaceta: Il est clair que l’Etat espagnol vit de manière spéciale ce dossier, pour des raisons évidentes. Quel rôle joue l’Espagne dans la solution de ce conflit ?

M. Khalihenna Ould Errachid : Effectivement, l’Espagne joue un rôle important à l’extrême. Depuis 2006, après la mise en place du Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes et la proposition de l’autonomie, l’Espagne a beaucoup changé à l’égard de cette affaire. L’opinion publique, la société civile, les partis politiques et les syndicats ont souhaité la bienvenue à la proposition d’autonomie de manière positive. Il y a encore des zones de résistance. Mais elles ne sont pas nécessaires pour façonner l’opinion du gouvernement espagnol pour aider à garantir que les négociations aboutissent à une solution.

La Gaceta: Partant des réactions sur l’affaire d’Aminetou Haider, ne croyez-vous pas que ces ombres n’ont pas été réduites dans les milieux de l’opinion publique espagnole ? Ne croyez-vous pas que les choses sont un peu perçues de manière fermée, comme s’il s’agissait d’une lutte entre le bien et le mal ?

M. Khalihenna Ould Errachid : Je ne crois pas. Certes, il y a une incompréhension du problème. Il y a des interprétations erronées. Peut-être que le Maroc n’a pas présenté les choses telles qu’il doit le faire. L’idée selon laquelle tous les Sahraouis sont dans les camps, et c’est un avis erroné, a été exploitée. Maintenant, je crois que nous avons complètement expliqué que la majorité absolue de nos habitants, les quatre cinquième vivent dans la province du Sahara ex- colonie espagnole, ainsi que le fait que nous sommes les véritables sahraouis, car nous n’avons jamais laissé notre terre. L’Espagne a beaucoup changé par rapport à sa conception sur le Sahara. L’exemple de cela est que ce qui arrive à Aminatou Haider n’a pas provoqué de crise diplomatique entre les deux pays. C’est un cas isolé et passager.

La Gaceta: A la lumière de la situation actuelle des choses en lien avec le dossier du Sahara occidental, êtes-vous optimiste concernant une solution rapide ?

M. Khalihenna Ould Errachid : D’un coté oui. Je m’attends à ce qu’on trouve une solution rapide. D’un autre coté, je suis pessimiste, surtout à l’égard de l’ambigüité algérienne. Nous n’avons pas encore pu trouver un partenaire dans ce pays qui encourage le dialogue. L’Algérie est un pays du Maghreb arabe, qui ne progresse pas. Elle n’ouvre pas ses frontières avec le Maroc, refuse de négocier avec Rabat, et même de négocier sur les problèmes qui ne sont pas liés au Sahara. Le Sahara est un dossier qu’utilise l’Algérie pour résoudre ses problèmes internes, d’où son interventionnisme permanent, à chaque fois qu’on était près à parvenir à un accord mutuel. Et quand il y a un progrès et prédomine l’optimisme, l’Algérie empêche cela. C’est ce qui arrive, actuellement avec Aminetou Haider, qui est comme des freins algériens contre le fait que les négociations aillent de l’avant.

Sources : le site politique du Sahara occidental : 
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11.12.2009

Sahara: L'AG adopte en séance plénière une résolution réitérant l'appui de l'ONU au processus de négociations

siege-de-l-onu-a-new-york.jpgL'Assemblée Générale de l'ONU a adopté, jeudi sans vote, un projet de résolution réitérant l'appui des Nations Unies au processus de négociations sur le Sahara, et appelant, de nouveau, "toutes les parties et les Etats de la région à coopérer pleinement avec le Secrétaire général et son Envoyé personnel, et les uns avec les autres".
 
En vertu de cette résolution, dont le projet avait été adopté par consensus, en octobre dernier, par sa quatrième commission, l'Assemblée générale "appuie le processus de négociations initié par la résolution 1754 (2007) et soutenu par les résolutions 1783 (2007), 1813 (2008) et 1871 (2009) du Conseil de sécurité, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable" à ce différend régional.

L'Assemblée Générale prend également "note des efforts consentis et des développements depuis 2006", en référence, une nouvelle fois, à la dynamique enclenchée par l'Initiative marocaine d'une autonomie pour la région du Sahara.

Elle se félicite, en outre, de "ce que les parties se soient engagées à continuer de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue, afin d'entrer, de bonne foi et sans conditions préalables, dans une phase de négociations plus intensive", ainsi que des négociations déjà engagées entre les parties, sous les auspices de l'Organisation des Nations Unies.

L'AG, qui salue la nomination de l'ambassadeur Christopher Ross en tant qu'Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara, se déclare aussi "satisfaite" que ce dernier ait organisé une réunion informelle entre les parties, en août dernier à Duernstein en Autriche, en vue de "préparer le 5ème cycle des négociations".

En adoptant cette résolution, l'Assemblée générale, à l'instar du Conseil de sécurité, appelle ainsi toutes les parties à apporter la démonstration de leur volonté politique de dépasser les blocages et les clivages afin d'entrer dans une phase de négociations intensive et substantielle pouvant garantir la progression vers une solution définitive à ce différend.

De même, en soulignant l'adoption par le Conseil de sécurité des résolutions 1754 et 1783 de 2007, la 1813 (2008) et la 1871 (2009), elle reconnaît aussi avec la même appréciation les efforts sérieux et crédibles du Maroc contenus dans sa proposition d'autonomie et rappelle aux parties la nécessité de faire preuve de réalisme et d'esprit de compromis.

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23.11.2009

Manifestation à Barcelone de soutien au projet d'autonomie au Sahara marocain

Une manifestation de soutien au projet d'autonomie de la région du Sahara, dans le cadre de la souveraineté du Maroc et de son unité nationale, a eu lieu samedi dans la soirée à Barcelone, avec la participation de centaines de Marocains résidant en Espagne.
 
La manifestation, qui s'est déroulée à la célèbre Place de la Cathédrale dans la capitale catalane Barcelone, a été marquée par la présence de nombre de présidents d'Associations Sahraouies en Espagne, de présidents des associations Catalanes d'Origine Marocaine et de plusieurs organisations de la société civile en Espagne.

Convoquée à l'appel de plusieurs associations de la communauté Marocaine établie en Catalogne ainsi que par des associations Sahraouies en Espagne, la manifestation entre dans le cadre de la mobilisation des Marocains d'Espagne, en réponse au discours historique de SM le Roi Mohammed VI à l'occasion de du 34e anniversaire de la Marche Verte.

Organisée sous le slogan "Oui au statut d'Autonomie au Sahara Marocain", cette manifestation a connu la participation de centaines de Marocains venus de l'ensemble des régions d'Espagne, ainsi que des Sahraouis des provinces du sud du Maroc qui ont arboré avec fierté le drapeau Marocain et des banderoles, appelant à mettre un terme au conflit artificiel sur le Sahara entretenu par le Polisario.

Cette manifestation réaffirme le soutien des Sahraouis à la proposition du Maroc d'accorder une large autonomie au Sahara, a affirmé à la MAP, le président de l'Association Sahraouie de l'Unité Territoriale (ASUT) en Espagne, Ahmed Salla, pour qui "la proposition du Maroc constitue la solution pour résoudre le contentieux du Sahara".

Il a également ajouté que la manifestation se veut "un appel" lancé à toutes les consciences vives de par le monde, dans la ville internationale de Barcelone, pour libérer les populations sahraouies séquestrées dans les camps de Tindouf en Algérie et de permettre aux organisations internationales de procéder à leur recensement.

M. Salla, a dénoncé les violations systématiques des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf et les tortures auxquelles sont soumises les populations sahraouies par les tortionnaires du Polisario.

Avec cette manifestation, les Marocains d'Espagne ont exprimé en toute clarté leur sentiment envers la cause nationale et leur totale adhésion au discours de SM le Roi Mohammed VI à l'occasion du 34e anniversaire de la Marche Verte, a souligné, de son côté, le président de l'Association sahraouie de défense des droits humains (ASADEH), basée en Catalogne, Messaoud Ramadan.

Dénonçant les actes de certains individus qui profitent à mauvais escient du climat d'ouverture et de démocratie au Maroc pour porter atteinte au sentiment de l'ensemble des Marocains de Tanger à Lagouira au sujet de l'intégrité territoriale du Royaume, M. Messaoud Ramadan a tenu à renouveler l'attachement des Sahraouis à leur marocanité.

Pour la parlementaire Marocaine d'origine Sahraouie, Mme Salla Boussoula, cette manifestation est l'occasion pour faire entendre la voix de la diaspora sahraouie en Espagne au sujet du conflit du Sahara, se félicitant de la grande mobilisation des associations sahraouies en Espagne pour la défense de la cause nationale et de l'intégrité territoriale du Royaume.

La manifestation, qui a drainé des centaines de personnes, a offert aussi l'opportunité de dévoiler devant l'opinion publique espagnole les violations des droits de l'Homme perpétrées par le Polisario.

La manifestation de Barcelone vient confirmer l'attachement de l'ensemble des Marocains, dans le Royaume et à l'étranger, pour la défense de l'unité territoriale du Maroc et leur soutien du projet d'Autonomie du Sahara comme la solution la mieux indiquée pour résoudre le conflit artificiel autour du Sahara, a indiqué le président de l'Association Sahara Marocain (ASM), Réda Taoujni qui a pris part à la manifestation.

Les manifestants ont revendiqué, à cette occasion, la levée du blocus imposé aux populations sahraouies dans les camps de Tindouf, appelant le Haut Commissariat de l'ONU pour les Réfugiés (HCR) à procéder à un recensement des Sahraouis de Tindouf pour identifier leurs besoins et leurs aspirations.

Le président de la Fédération des Entités Culturelles Catalanes d'origine Marocaine (FECCOM) et parlementaire Catalan d'origine Marocaine, Mohamed Chaib, a réaffirmé, pour sa part, la totale adhésion des Marocains de Catalogne et sa mobilisation pour la défense de l'unité et de l'intégrité territoriale du Maroc.

"Il est du devoir de tout Marocain et de toute marocaine, au Maroc et à l'étranger, de faire de la défense de la cause nationale son sacerdoce", a-t-il dit, affirmant que la proposition marocaine d'accorder une large autonomie aux provinces sahariennes est le meilleur moyen pour résoudre la question du Sahara.

La vice-présidente de l'association des femmes immigrées en Catalogne (UMMI), Mme Latifa Hassani, a affirmé, quant à elle, que l'ensemble de la communauté Marocaine établie en Espagne, qui a fait part de sa totale adhésion au discours Royal du 6 novembre dernier, est mobilisée pour la défense de l'intégrité territoriale du Royaume.

"La communauté marocaine établie en Espagne dénonce avec force les derniers agissements des ennemis de notre intégrité territoriale et revendique la libération immédiate des citoyens Marocains séquestrés dans les camps de Tindouf", a-t-elle dit.

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08.10.2009

M Ould Souilem: la Proposition de SM le Roi d'accorder une autonomie au Sahara, déterminante pour mon retour à la Mère Patrie

Souilem-1994.jpg"L'élément le plus important depuis la création de ce problème artificiel par l'Algérie, et qui était déterminant dans la concrétisation de mon retour à mon pays, était la proposition généreuse de SM le Roi Mohammed VI d'accorder une large autonomie au Sahara", a affirmé, mercredi à New York, M. Ahmedou Ould Souilem, Cheikh de la tribu Ouled Dlim, membre fondateur du front Polisario.
 
M. Ould Souilem, également ministre Chargé du monde arabe au sein de la fantomatique "république sahraouie" jusqu'à son retour à la Mère Patrie, a ajouté que "cette proposition a donné aux populations séquestrées dans les camps de Tindouf l'espoir de retrouver leur liberté et de garantir une vie meilleure pour elles et leurs enfants ".

Malheureusement, "l'emprise algérienne sur les camps et sur les leaders du front polisario empêche la réalisation du rêve de ces populations de rentrer chez elles, c'est pourquoi je saisis l'occasion de ma présence parmi vous, pour lancer un appel à l'ONU au nom de ces populations pour lui demander de mettre fin à leurs souffrances dans les camps de Tindouf, en s'investissant de bonne foi dans la mise en œuvre de la proposition marocaine accordant l'autonomie au Sahara ", a-t-il dit à l'adresse des membres de la 4ème Commission de l'Assemblée générale des Nations Unies.

"Mon retour ne fût pas le fruit d'une décision hâtive, mais a été précédé d'un ralliement moral et intellectuel, depuis 2003, quand j'ai constaté l'impuissance du front polisario en tant que mouvement politique, du fait qu'il est dirigé par l'Algérie, dans le but de servir ses propres intérêts".

Cette décision de "retourner à mon pays résulte donc de ma profonde conviction que le moment est venu d'arrêter les ingérences de l'Algérie ainsi que l'exploitation de mes frères", a-t-il martelé, rappelant qu'il a regagné "la Mère Patrie, le Maroc, le 29 juillet dernier, après plusieurs décennies passées parmi les dirigeants du front polisario".

"Ma patrie n'est pas quelques kilomètres carrés du territoire algérien où notre liberté individuelle est restreinte, nos enfants sont exilés et notre dignité quotidiennement bafouée. Ma Patrie, pour moi, est le Sahara marocain où mes racines sont profondes et où l'on peut vivre librement et dignement", là où "je peux vivre la tête haute", a-t-il insisté.

Pendant des décennies, l'Algérie et le polisario "nous ont vendu le mirage d'un Etat souverain, et nous ont nourris de mensonges d'une Nation indépendante", a-t-il souligné, relevant que "bien que certains de mes compatriotes aient poursuivi le mythe de l'indépendance, et cru au mensonge du polisario à un certain moment, beaucoup ont maintenant compris que ce n'était qu'une utopie".

Pendant ce temps là, "le Maroc a vu l'avènement d'un nouveau règne démocratique, la consolidation des institutions politiques et la mise en place d'une société moderne et ouverte", a-t-il poursuivi, faisant observer que "durant les dernières années, les erreurs du passé ont été traitées et réglées publiquement".

"Les Sahraouis participent pleinement à l'effort de développement et exercent des responsabilités politiques aussi bien à l'échelon national qu'à l'échelon régional", a également indiqué M. Ould Souilem avant de rappeler que "le pays tout entier est devenu l'une des destinations les plus dynamiques et les plus convoitées pour le développement économique et humain ainsi que pour les investissements des capitaux".

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25.09.2009

Plusieurs pays renouvellent leur soutien à l’intégrité territoriale du Maroc devant l’Assemblée générale de l’ONU

Plusieurs Chefs d’Etats et de délégations, participant aux travaux de la 64ième session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, ont renouvelé leur soutien à l’intégrité territoriale du Maroc et à la position du Royaume concernant le dossier du Sahara.

Ainsi le Président gambien, M. Al Hadji Yahya Jammeh, a réaffirmé, jeudi soir à New York, son "soutien total" à l'intégrité territoriale du Maroc.
 
"Ma délégation renouvelle son total soutien à l'intégrité territoriale et à la souveraineté du Royaume du Maroc", a souligné le Président gambien, lors de son intervention au débat général de la 64-ème session de l'AG de l'ONU.

Concernant la question du Sahara, "nous demeurons convaincus que la proposition du gouvernement d'octroyer une large autonomie à la région du Sahara sur la base des négociations initiées par le Conseil de sécurité de l'ONU, et conduites et convenues par les parties, mènera à une solution définitive et pacifique du conflit", a-t-il dit.

Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères de la République dominicaine, Carlos Morales Troncos, a indiqué que son pays soutient le Maroc concernant la question du Sahara.
 
"Nous sommes avec les Marocains. Et le Maroc sait qu'il peut compter sur nous dans tous les forums ", a-t-il déclaré à la MAP à l'issue d'un entretien avec le ministre des affaires étrangères et de la coopération, M. Taib Fassi Fihri.

Le même soutien a émané du Président de l'Union des Comores, M. Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, qui a réaffirmé, le soutien " indéfectible " de son pays à l'intégrité territoriale du Maroc.
 
L'Union des Comores réitère son " soutien indéfectible " au Royaume du Maroc dans ses " efforts légitimes en vue de recouvrer son intégrité territoriale ", a affirmé M. Mohamed Sambi lors de son intervention à l'occasion du débat de l'Assemblée Générale des Nations Unies.

Il a, par ailleurs, estimé que " la paix et la sécurité restent des conditions essentielles à la promotion du développement socio-économique ", soulignant que " les situations de conflit qui prévalent dans de nombreuses régions du monde devraient nous interpeller ".

Sources : le site politique du Sahara occidental : 
            www.corcas.com
 Voir aussi : Le portail du Sahara occidental :
            www.sahara-online.net 
Le site de la culture hassanie :
            www.sahara-culture.com   
Le site des villes du Sahara occidental : 
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23.09.2009

Sahara : La Guinée «sera toujours aux côtés du Maroc», affirme son président

diplomatica_m.jpgLe Sahara est une "partie intégrante" du Maroc et "la Guinée sera toujours aux côtés du Royaume", a déclaré le chef de l'Etat guinéen, le capitaine Moussa Dadis Camara.
 
"Le Sahara fait bel et bien partie intégrante du Maroc", a affirmé le président Dadis Camara dans une interview publiée par la revue « Diplomatica ».

"Malgré les tentatives d'intoxication de pays tiers, il faut avoir le courage de garder sa position et la Guinée, depuis l'indépendance, a toujours été aux côtés du Maroc dans ce dossier", a-t-il ajouté, soulignant qu'il est "choquant et même énervant de remettre en cause de telles réalités historiques".

Le chef de l'Etat guinéen a en outre réaffirmé "la position historique de la Guinée et des pays africains reconnaissant le Sahara comme partie intégrante du Royaume du Maroc", avant de dénoncer "les basses tentatives de manipulations géopolitiques" visant à découper les frontières des pays du continent.

 "Nous dénonçons vivement toute manipulation visant à diviser l'Afrique du Maghreb ou à déstabiliser toute l'Afrique", a-t-il martelé.

 Rendant un vibrant hommage au Maroc, le président guinéen a indiqué que "compte tenu de ses valeurs, de ses mœurs, de ses traditions et de ses croyances, le Maroc est l'un des Royaumes les plus respectés dans le monde, où règne la paix et la tranquillité sous la gouvernance dynamique de SM le Roi Mohammed VI, auquel le peuple de Guinée doit reconnaissance et respect".

Sources : le site politique du Sahara occidental : 
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13.07.2009

Nouvel échec à Milbourne de la campagne du Polisario contre un film sur l’esclavage dans les camps de Tindouf

Les realisateurs de Stolen.jpg"Ils ne peuvent pas quitter les camps,…il n’y a pas moyen de quitter les camps", c’est le constat fait par Violeta Ayala et Dan Fallshaw, lors d’un entretien avec Fran Kelly, de la Radio nationale australienne ABC, consacré à leur documentaire "Stolen", qui traite de l’histoire de Fatim, une Sahraouie, victime de pratiques esclavagistes dans les camps du Polisario à Tindouf sur le territoire algérien.

Présenté lors du dernier festival de Sidney, le film des deux réalisateurs, suscite depuis la semaine dernière de nombreuses réactions du public et a fait l’objet de la part du Front Polisario, d’une véritable campagne de désinformation, dans laquelle le Front, dirigé par Mohamed Abdelaziz depuis plus de 30 ans, et ses activistes ont même traîné jusqu’en Australie, Fatim, la femme par laquelle toute l’affaire a été mise à jour, pour qu’elle renie son statut d’esclave.

Tel que le racontent les deux auteurs du documentaire, à l’origine, le voyage des deux réalisateurs dans les camps de Tindouf avait pour objet de préparer un reportage sur la séparation des familles sahraouies entre ceux qui se trouvent dans les camps du Polisario et les autres qui se trouvent dans la région du Sahara au sud du Maroc ou ailleurs.

Ils ont été confrontés aux déclarations faites par l’une des personnes, en l’occurrence Fatim, qui est séparée de sa mère Embarka, et ramenée dans les camps par sa maîtresse, une certaine Dailo. Embarka, appartient elle, au père de Dailo.

Expulsés des camps de Tindouf après la révélation de l’affaire, Violeta Ayala et Dan Fallshaw ont réalisé à partir des enregistrements qu’ils ont effectué le documentaire, qui reprend outre les déclarations de Fatim et Embarka, les témoignages de plusieurs autres personnes.

Lors de l’entretien à la radio australienne ABC, Dan Fallshaw décrit les conditions de tournage de leur film : "….Leil dont vous aviez mentionné le nom (la fille de fatim) et qui nous a parler au téléphone était très  inquiète au moment du tournage. Au fait, il n’y avait pas seulement eux qui nous ont raconté leurs histoires, mais  d’autres personnes  ont parlé d’esclavage dans le film. Ils veulent que le monde extérieur le sache. Il y’avait un groupe d’hommes qui ont voyagé sur 2000 Kms a travers le Sahara, pour nous raconter leur propres histoires….".

Il poursuit que "Fatim a été sépare de sa mère quand elle avait  3 ans, elle a due partir aux camps   plus tard. Elle a été enlève à sa mère parce que «  Embarka » la mère de fatim, était l’esclave du père de Dailo, et Dailo comme nous a dit Embarka voulait toujours que Fatim lui appartienne,  et donc c’est pour cette raison qu’elle l’a enlevé quand Fatim avait seulement 3 ans".

"On a senti qu’on avait une obligation morale pour raconter cette histoire", ajoute Dan, le
Co-réalisateurs  de "Stolen".

Sa collègue Violeta Ayala indique elle, qu’"il y’a 9 personnes dans le film, qui parlent d’esclavage, ce film reflète notre  expérience dans les camps, notre histoire, et ce qui s’est passé, comment les gens sont venus chez nous pour nous raconter leurs histoires, cela dépend de chaque spectateur d’interpréter le film tel qu’il le conçoit".

Dans le documentaire, Embarka (la mère de Fatim) raconte son histoire avec son maître qui la traite comme une esclave et avec lequel elle a eu plusieurs enfants, soulignant que sa fille a été également réduite à l'esclavage par la fille de ce dernier.

Le documentaire apporte également des témoignages poignants, dont celui d'une femme qui a présenté devant les caméras le certificat de son affranchissement.

"Si tu parles d'esclavage, ils te jettent en prison, ou tu disparais tout simplement", a affirmé cette femme.

En réponse à une question de la journaliste Fran Kelly, sur le sens qu’ils donnent au mot "esclavage", Violeta Ayala et Dan Fallshaw déclarent, qu’"à l’intérieur des camps, quelques Sahraouis de peau noir, se considèrent comme des esclaves, cela veut dire qu’ils sont possédés par une autre personne ".

Aucun film du festival de cinéma de Sidney, qui s'est achevé le 14 juin dernier, n'a soulevé un débat aussi vif, que celui dont "Stolen" a fait l'objet.

Après l'échec de toutes leurs tentatives pour que ce film ne voie pas le jour, les activistes du Polisario a tenté d’empêcher sa projection au festival de cinéma de Melbourne (24 juillet-9 août), après que la direction de ce festival ait fait part de son intention de le programmer au cours de cette édition.

Le film sera effectivement projeté le vendredi 31 juillet courant, dans le cadre de ce festival.

Vaines tentatives d'enterrer le documentaire

Dans leur offensive, ils ont rameuté des journalistes étrangers acquis à leur thèse afin qu'ils leur confectionnent des reportages à leur mesure, où les victimes filmées dans «Stolen» se dédisent et se désavouent en prétendant avoir touché de l'argent des réalisateurs pour assurer des rôles.

Kamal Fadel, le représentant du Polisario en Australie reconnaît, sans le vouloir, le fait que les victimes ont été encadrées à l’occasion de l’action menée par les partisans du Polisario contre le film. 

A propos de l’arrivée de Fatim en Australie, il déclare : " …Ce n’est pas nous qui l’avons invité, c’est l'Association australienne pour le Sahara Occidental (AWSA) et des membres du parlement fédéral ".

Il a fait cette déclaration lors de la même émission de la Radio ABC consacrée au film.

Mais, il reconnaît, quand même, lui avoir payé le voyage: "Elle est ici à Sydney avec  l'Association australienne pour le Sahara Occidental (AWSA). Nous lui avons payé les billets d’avion pour venir".

Kamal Fadel a tenté d’attaquer la qualité de la traduction des propos des personnes interviewés par les auteurs du documentaire, accusant ces derniers d’avoir fait dire aux victimes ce qu’elles n’ont pas dit.

Un argument au quel ont répondu les partisans de ce documentaire, en rappelant que "une grande partie du contenu du documentaire a été traduite et diffusée par la chaîne satellitaire Al Jazeera". 

Mais toutes ces tentatives ont été vouées à l'échec. Même les organisations internationales reconnaissent l’existence des pratiques esclavagistes. Ainsi, selon les deux journalistes australiens, "l’ONU dément sur place mais quand on est parti à Genève, le directeur adjoint pour l’Afrique du nord a dit que cela existe  dans les camps de Tindouf".

Plusieurs voix se sont élevées, dénonçant cette réalité, en particulier dans les médias australiens.

Ainsi Romana Cacchioli, de l'Organisation de lutte contre l'esclavage a affirmé que toutes les scènes du documentaire sont véridiques, confiant au journal "Brisbane Times" que l'existence de cas similaires est attestée par les médias espagnols.

Au soir du 11 juin, jour de la première projection du documentaire, les supporters du Polisario ont tenté vainement de faire d'une manifestation de cinéma un événement politique. Ils ont ainsi fait venir Fatim des camps de Tindouf, au cinéma du boulevard June George à Sidney.

En réalité, outre le fait qu’elle soit venue en Australie avec l’encadrement du Front Polisario, elle a cependant laissé dans les camps, tel que le relève un autre Sahraoui, ses enfants. Une sorte de garantie pour que ses réponses soient conforme à ce qui lui a été dicté.

Dan Fallshaw indiquera à cet égard  "On lui a parlé très brièvement hier, tous ce qu’elle avait dit est qu’on lui a  demandé de ne pas nous parler".

Ayala a déploré lors d'une conférence de presse la terreur vécue par Fatim: "J'ai parlé au téléphone avec sa mère et son frère qui m'ont dit qu'elle a été forcée de quitter les camps. Nous ne voulions pas qu'elle quitte ses enfants et quand nous lui parlions, nous n'entendions que les échos de la peur et de la terreur. Elle a extrêmement peur et ne peut pas s'exprimer", a dit Ayala.

Les responsables du festival et plusieurs cinéastes australiens ont soutenu le documentaire. Le directeur exécutif du festival de Sydney, Mark Sarfaty, a affirmé que "le choix de projeter ce film est approprié. Ce n'est pas notre rôle d'agir comme législateur ou censeur".

Violetta Ayala a critiqué certains organes de presse qui, sans voir le film, ont demandé qu'il ne soit pas projeté et a fait savoir que les responsables du festival ont été avertis que le Polisario va "s'approprier le film et détourner la cause principale, qui raconte la misère des camps, l'esclavagisme et l'asservissement afin d'en faire une question politique ".

"Nous avons mené un travail documentaire de recherche. Il s'agit d'un documentaire réaliste et non pas du fruit de l'imagination. Il décrit des problèmes pénibles vécus dans les camps de Tindouf. Si les Nations Unies n'ont pas été capables de résoudre ce conflit vieux de 30 ans, qui sommes-nous pour politiser ce film ? C'est regrettable que le Polisario cherche à détourner les vérités ", s'indigne-t-elle.

Le film a bénéficié d'un financement accordé par l'organisme de cinéma " Screen Australia ".

"Le Polisario a su mobiliser ses partisans ici, mais leur cause est perdue", note Tom Zubrycki, le producteur du film qui a une longue expérience dans la production des documentaires, se demandant: "comment peut-on nier les réalités décrites dans ce film ?"

Sources : le site politique du Sahara occidental : 
            www.corcas.com
Voir aussi : Le portail du Sahara occidental :
            www.sahara-online.net
Le site de la culture hassanie :
            www.sahara-culture.com  
Le site des villes du Sahara occidental : 
            www.sahara-villes.com
Le site du développement économique du Sahara occidental: 
                              www.sahara-developpement.com 
Le site social du Sahara occidental :
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